Actualité dans les musées

Petit Palais
La force du destin.
Chefs d’œuvre de la collection Prat

Petit Palais
L’âge d’or de la peinture danoise

Musée d’Orsay
James Tissot (1836-1902),
l’ambigu moderne

Musée de l’Orangerie
Giorgio de Chirico
La peinture métaphysique

Fondation Custodia
Anna Metz,
Eaux Fortes

Fondation Custodia, Exposition À bois perdu, Siemen Dijkstra

Fondation Custodia
À bois perdu
Siemen Dijkstra

Fondation Custodia
Dessiner la figure en Italie,
Studi & Schizzi

Petit Palais, Exposition La force du destin. Chefs d’œuvre de la collection Prat

La force du destin.
Chefs d’œuvre de la collection Prat

Petit Palais
Du 16 juin au 4 octobre

À propos de cette exposition

Initiée dans les années 1970 par Louis-Antoine et Véronique Prat, cette collection qui porte leur nom est devenue l’un des ensembles privés de dessins parmi les plus prestigieux au monde, et le premier à avoir fait l’objet d’une présentation au Louvre en 1995.

Le Petit Palais a décidé d’organiser en 2020 une nouvelle présentation élargie de cette collection au moment de l’ouverture du Salon du dessin, manifestation qui fédère tous les amateurs français et internationaux.

La collection Prat se concentre sur l’illustration de l’école française avant 1900, et constitue un survol particulièrement représentatif de trois siècles d’art français, de Callot à Seurat. Les deux amateurs ont toujours privilégié dans leurs choix des oeuvres très significatives du point de vue de l’histoire de l’art, et certains de leurs plus fameux dessins sont liés à la genèse d’oeuvres séminales de la peinture française : décors de Versailles par Le Brun, Coypel ou La Fosse, Douleur d’Andromaque de David, Songe d’Ossian d’Ingres ou Famille Belleli de Degas.

Les dessins de Poussin, Watteau, Prud’hon, Delacroix, Gros, Millet, Redon, Cézanne ou Toulouse-Lautrec de cette collection sont certainement parmi les plus importants. La collection comprend également des chefs-d’oeuvre d’artistes encore oubliés naguère, mais à qui l’histoire de l’art restitue peu à peu leur place, tels La Hyre, Restout, Vincent, Peyron, Girodet, Doré ou Gustave Moreau.

Exposition organisée avec la Collection Prat

Commissariat
Pierre Rosenberg, président-directeur honoraire du musée du Louvre
Christophe Leribault, directeur du Petit Palais

Informations pratiques

Petit Palais
Avenue Winston Churchill, 75008 Paris

Horaires :
– Du mardi au dimanche, de 10h à 18h
– Nocturne le vendredi jusqu’à 21h

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Petit Palais, Exposition : L’âge d’or de la peinture danoise

L’âge d’or de la peinture danoise 

Petit Palais
Du 22 sept. 2020 au 3 janvier 2021

À propos de cette exposition

Le Petit Palais présentera pour la première fois en France depuis près de trente-cinq ans une exposition dédiée aux plus belles heures de la peinture danoise de 1800 à 1864.

L’exposition organisée conjointement par le Nationalmuseum de Stockholm, le SMK de Copenhague et le Petit Palais inclut plus de 200 oeuvres d’artistes phares de cette période comme Christoffer Eckersberg, Christen Købke, Martinus Rørbye ou encore Constantin Hansen. Cette exposition offre l’une des analyses les plus ambitieuses de cette période artistique entreprises depuis de nombreuses années.

L’accrochage se concentre sur un certain nombre de thèmes clés ayant trait aux conditions sociales, politiques, économiques et culturelles du Danemark au XIXe siècle et offre un panorama de sujets familiers tels que la vie à Copenhague, l’artiste au travail, le voyage, la peinture de paysages ou encore la famille.

Peintures précises et délicates, ces oeuvres offrent une plongée dans le Danemark du XIXe.

Exposition organisée en collaboration avec le Statens Museum for Kunst, Copenhague et le Nationalmuseum, Stockholm

Commissariat pour le Petit Palais
Servane Dargnies-de Vitry, conservatrice des peintures du XIXe siècle au Petit Palais
Christophe Leribault, directeur du Petit Palais

En photo :
Château de Frederiksborg vu de Jaegerbakken. le soir
Christein Købke
Copenhague, Hirschprung Museum

Informations pratiques

Petit Palais
Avenue Winston Churchill, 75008 Paris

Horaires :
– Du mardi au dimanche, de 10h à 18h
– Nocturne le vendredi jusqu’à 21h

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Musée d'Orsay, Exposition James Tissot (1836-1902), l’ambigu moderne

James Tissot (1836-1902)
L’ambigu moderne

Musée d’Orsay
Du 23 juin au 13 septembre

À propos de cette exposition

Centrée sur la figure de James Tissot, veillant à ancrer l’art de ce peintre dans le contexte artistique et social de son temps, cette exposition présente les grandes réussites d’un artiste aux images souvent iconiques, et ses recherches les plus audacieuses.

Elle explore également la fabrique de son oeuvre : les thèmes qui lui sont chers et leurs variations, mais également sa volonté de s’exprimer dans des techniques variées, telles que l’estampe, la photographie ou l’émail cloisonné, en sus de la peinture.

En photo :
James Tissot (1836 – 1902)La galerie du HMS Calcutta (Portsmouth)Vers 1876Huile sur toileH. 68,6 ; L. 91,8 cm
Royaume-Uni, Londres, Tate Collection
© Tate, Londres, Dist. RMN-Grand Palais / Tate Photography

Informations pratiques

Musée d’Orsay
1 rue de la Légion d’Honneur, 75007 Paris

Horaires :
– Ouverture de 9h30 à 18h
le mardi, le mercredi, le vendredi, le samedi et le dimanche
& de 9h30 à 21h45 le jeudi
– Fermeture tous les lundis

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Musée de l'Orangerie, Exposition Giorgio de Chirico, La peinture métaphysique

Giorgio de Chirico
La peinture métaphysique

Musée de l’Orangerie
Du 16 septembre au 14 décembre

À propos de cette exposition

L’exposition Giorgio de Chirico. La peinture métaphysique retrace le parcours et les influences artistiques et philosophiques qui ont nourri l’artiste Giorgio de Chirico de Munich à Turin, puis à Paris où il découvre les avant-gardes picturales de son temps et enfin à Ferrare.

De manière inédite, seront mis en lumière les liens du peintre, découvert par Apollinaire puis soutenu par le marchand Paul Guillaume, avec les cercles culturels et littéraires parisiens.

Né en Grèce et formé dans le creuset de la culture classique et du romantisme allemand tardif, De Chirico développe les fondements d’une nouvelle conception artistique aux côtés de son frère cadet Alberto Savinio.

Élève à l’Académie des Beaux-Arts de Munich à partir de 1908, il découvre la pensée de Nietzsche et Schopenhauer ainsi que les œuvres de Böcklin et de Klinger.

Après un passage à Milan puis Florence, c’est cependant depuis la France, à Paris dès l’automne 1911, qu’il met en place un vocabulaire plastique singulier au contact des révolutions picturales modernistes.

Il est très vite remarqué par certaines personnalités artistiques de son temps. Guillaume Apollinaire, Maurice Raynal et André Salmon, mais aussi André Breton, Paul Éluard, Jean Paulhan, sont parmi les premiers à s’intéresser à son œuvre et à la promouvoir.

L’exposition trouve ainsi toute sa place au musée de l’Orangerie autour de la figure de Paul Guillaume qui fut le tout premier marchand de Giorgio de Chirico.

De retour en Italie en 1915, il est envoyé avec son frère Savinio à Ferrare pour des raisons militaires et y poursuit ses recherches picturales. La période ferraraise (juin 1915-décembre 1918) est l’occasion pour les peintres Carlo Carrà et Giorgio Morandi de fréquenter les deux frères permettant ainsi la formation de ce que l’on qualifiera plus tard d’ »école métaphysique » et sur laquelle se clôt l’exposition.

Exposition organisée par les musées d’Orsay et de l’Orangerie, Paris et la Hamburger Kunsthalle, Hambourg

 

Commissariat

Commissariat général : Paolo Baldacci, président de l’Archivio dell’Arte Metafisica

Commissariat de l’exposition à Paris : Cécile Girardeau, conservatrice au musée de l’Orangerie

Commissariat de l’exposition à Hambourg : Dr. Annabelle Görgen-Lammers, conservatrice à la Hamburger Kunsthalle

En photo :
Giorgio De Chirico (1888-1978), Il Ritornante, hiver 1917-1918

Huile sur toile, 94 x 77,9 cm.
© Georges Meguerditchian Centre Pompidou, MNAM-CCI  / Dist. RMN-GP © Adagp, Paris

Informations pratiques

Musée de l’Orangerie
Jardin de Tuileries
Place de la Concorde (côté Seine)
75001 Paris

Horaires :
Ouvert de 9h à 18h tous les jours sauf le mardi

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Fondation Custodia, Exposition Anna Metz, Eaux Fortes

Anna Metz
Eaux-Fortes

Fondation Custodia
Du 7 juillet au 6 septembre

À propos de cette exposition

L’exposition d’Anna Metz (née à Rotterdam en 1939) retrace l’ensemble de son œuvre, de ses premières gravures dans les années soixante aux eaux-fortes polychromes de paysages arborés qu’elle a réalisées l’été dernier après un séjour en Espagne.

La présentation s’intéresse plus particulièrement à son travail des vingt-cinq dernières années, car l’artiste a connu une évolution tardive.

Devant subvenir financièrement aux besoins d’une famille de trois enfants, Metz n’a véritablement trouvé sa voie que dans les années 1990, après l’âge de 50 ans. Quand ses enfants ont pris leur indépendance, elle a pu expérimenter davantage la technique de l’eau-forte. Son œuvre est alors devenu plus graphique qu’autobiographique.

Anna Metz explore l’eau-forte d’une manière remarquablement libre et peu orthodoxe, qui rappelle l’approche de son modèle Hercules Segers au XVIIe siècle. Elle peut laisser volontairement l’acide mordre une plaque de métal jusqu’à sa rupture. En outre, elle ajoute des bouts de papier, de textile et de feuille d’aluminium sur ses matrices, cherchant à obtenir des impressions uniques. De ce fait, les différences au sein d’un même tirage sont parfois telles qu’on ne saurait deviner que les épreuves proviennent d’une même plaque. Aussi paradoxal que cela puisse sembler, Anna Metz imprime des « tirages d’exemplaires uniques ».

Ce qui au départ est un paysage ou une nature morte suit bien vite son propre chemin lors de l’impression, se transformant en un ensemble délicat de formes, de couleurs et de textures. Anna Metz aime que le hasard s’en mêle. Mais bien sûr, c’est elle qui choisit quels éléments accidentels garder ou supprimer. Ceux qu’elle conserve dans son œuvre, elle les « met en scène ».

Et curieusement, après toutes les étapes de morsure et d’impression, après toutes les expérimentations et les mises en scène du hasard, la plupart des eaux-fortes évoquent encore (ou à nouveau) le paysage ou la nature morte qui a poussé Anna Metz à se lancer. « Je pense qu’il faut être pleinement imprégné d’un sujet pour pouvoir s’en détacher, dit-elle. Toutefois, je ne mets pas vraiment en scène ce que j’ai prévu, mais plutôt les possibilités que m’offre l’image. Ce peut être plus vaste que mon idée de départ. »

Informations pratiques

Fondation Custodia
121 rue de Lille, 75007 Paris

Horaires :
Tous les jours sauf le lundi
de 12h à 18h

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Fondation Custodia, Exposition À bois perdu, Siemen Dijkstra

À bois perdu
Siemen Dijkstra

Fondation Custodia
Du 7 juillet au 6 septembre

À propos de cette exposition

Siemen Dijkstra (Den Helder, 1968) vit et travaille dans le village de Dwingeloo, dans la Drenthe aux Pays-Bas, où il réalise de spectaculaires gravures sur bois en couleurs. Ce sont des estampes en fisheye, saturées de plantes et de branches, de vaguelettes et d’herbe. Mais à côté de tous ces détails, Dijkstra ne perd jamais de vue l’image globale : la lumière perçant à travers la végétation, les couleurs qui s’harmonisent, l’atmosphère légèrement brumeuse au loin.

Le procédé de gravure à bois perdu qu’il utilise implique que chaque aplat de couleur est taillé individuellement dans une matrice de bois unique, et imprimé successivement sur le papier. Avec ses grands tirages qui se composent parfois de 10 à 18 couches de couleurs, l’artiste évoque, depuis son atelier, un monde extérieur éloquent. « Ce que j’aimerais vraiment, c’est de pouvoir rendre les odeurs de l’extérieur », dit-il. Ses gravures sentent bien sûr l’encre d’imprimerie, mais avec les formes creusées et les couleurs imprimées, il sait suggérer de façon magistrale la lumière et le ciel, la terre et la verdure.

Dans les sept salles d’exposition qui lui sont consacrées à la Fondation Custodia, outre une sélection des meilleures gravures sur bois en couleurs de Dijkstra, datant de ces vingt-cinq dernières années, le visiteur peut admirer un nombre important de dessins, gouaches et aquarelles de la main de l’artiste.

Le travail de Dijkstra repose sur son sens aigu de l’histoire du paysage qu’il représente. Selon lui, les organisations de protection de la nature se fourvoient en voulant créer un paysage idéalisé : celui de la Drenthe est unique parce que les landes et les tourbières authentiques jouxtent les terres agricoles et boisées du vingtième siècle — qui sont devenues à présent, elles aussi, un genre de nature. Siemen Dijkstra illustre cette diversité. « Mon travail est sous-tendu par mon amour de la nature et du paysage », explique-t-il.

Le paysage de la Drenthe est le principal sujet de Dijkstra, mais à Paris, sont montrées également des représentations d’autres paysages néerlandais, ainsi que des dessins et estampes qu’il a réalisés pendant (ou suite à) des voyages à travers la Scandinavie, l’Inde et la France. Au centre de l’exposition, en guise d’intermezzo, se trouvent des dessins d’animaux, car outre des paysages, l’artiste a toujours dessiné des animaux morts : des oiseaux qui se sont tués en se cognant contre une fenêtre ou un pare-brise, des souris et des rats attrapés par un chat, des belettes, des taupes, des hérissons et, plus rarement, une fouine ou un écureuil. Des natures mortes de poils et de plumes.

Informations pratiques

Fondation Custodia
121 rue de Lille, 75007 Paris

Horaires :
Tous les jours sauf le lundi
de 12h à 18h

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Fondation Custodia, Exposition Dessiner la figure en Italie

Dessiner la figure en Italie
1450 – 1700
Studi & Schizzi

Fondation Custodia
Du 7 juillet au 6 septembre

À propos de cette exposition

La Fondation Custodia présente 86 des 600 dessins italiens qu’elle conserve et qui furent collectionnés en grande partie par Frits Lugt, en l’espace d’un demi-siècle seulement. Sont à découvrir des œuvres exécutées par des artistes de la Renaissance au Baroque, parmi lesquels Filippino Lippi, Andrea del Sarto, Federico Barocci, les Carracci, Palma il Giovane ou encore Guercino.

Avant de devenir objet de collection, le dessin constituait un élément essentiel du travail de l’artiste dans l’atelier. L’esquisse qu’il traçait sur la feuille était son premier geste car elle était la traduction visuelle la plus immédiate et naturelle de son inspiration et de ses idées.

Préoccupation majeure de la Renaissance, la représentation du corps humain fit l’objet d’un intérêt constant dans l’art italien au cours des siècles. Cherchant à atteindre un idéal de narration dans une image qui, par nature, est figée et en deux dimensions, les peintres s’attachèrent à représenter les personnages dans des proportions et des attitudes éloquentes.

L’exposition met en avant la manière dont les artistes parvinrent à résoudre les questionnements formels auxquels ils étaient confrontés, grâce à la pratique du dessin. Comment définir la position des modèles et les liens qui les unissent ? Comment traduire les effets d’ombre et de lumière sur les corps ou les draperies ? Comment disposer les figures dans un espace contraint, correspondant à celui de l’œuvre finale ?

Informations pratiques

Fondation Custodia
121 rue de Lille, 75007 Paris

Horaires :
Tous les jours sauf le lundi
de 12h à 18h

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