DIDIER AARON

France | Etats-Unis

152, bd Haussmann, 75008 Paris
www.didieraaron.com

Didier Aaron & Cie

Fondée en 1923, la galerie Didier Aaron est aujourd’hui présidée depuis New York par Hervé Aaron, qui représente la troisième génération de cette famille de marchands d’art.

Pour accompagner au mieux ses clients, la galerie est également implantée à Londres et à Paris, où elle est dirigée par Bruno Desmarest. Elle présente dans des immeubles prestigieux un vaste éventail de la création artistique des 17e au 20e siècles.

La galerie Didier Aaron compte parmi ses clients les plus grands musées internationaux et a réalisé ces dernières années plusieurs transactions marquantes avec entre autres, des œuvres du Titien et de Nicolas Lancret. 

Didier Aaron & Cie : Antoine COYPEL, Démocrite, Huile sur toile, Vers 1692

Antoine COYPEL
(1661 Paris 1722)

Démocrite

Huile sur toile
46 x 35.8 cm
Vers 1692

Provenance : Collection privée, Italie

 

Ce fut auprès de son père, Noël Coypel (1628-1707), directeur de l’Académie de France à Rome de 1673 à 1675, qu’Antoine apprit la peinture. Particulièrement touché et inspiré par les œuvres baroques, son pinceau coloriste garda durant toute sa vie le souvenir de cet art de l’expression, de la liberté et de la passion.

Agé seulement d’une vingtaine d’années et tout juste rentré en France, Antoine Coypel devint membre de l’Académie royale de Peinture et de Sculpture, en 1681. Le peintre se trouva sollicité pour de nombreuses commandes prestigieuses, notamment dans les demeures royales de Marly, Meudon et Fontainebleau, jusqu’à la voûte de la Chapelle royale du château de Versailles, en 1716.

Néanmoins, son œuvre la plus emblématique est son portrait du philosophe présocratique Démocrite conservée au musée du Louvre (Antoine Coypel, Démocrite riant, 1692).

A travers cette toile, le peintre dévoile son amour pour la fougue picturale, pour l’émotion et le coloris, témoignant de son admiration pour Rubens (à qui le portrait fut, à tort, attribué). La chaleur qui se dégage de la rougeur des joues de ce visage se ressent autant sur notre toile, qui partage le même sujet et la même touche vibrante.

Lors de la querelle entre Poussinistes et Rubénistes au sein de l’Académie, à la fin du XVIIe siècle, Coypel fut un  fervent défenseur du coloris, et ce fut en véritable rubéniste que Coypel brossa cette toile, tant à travers son faire rapide – avant la manière de Fragonard à la fin du XVIIIe siècle – qu’en songeant à la liberté de son sujet, un visage pour lui-même, une « tête d’expression ».

Notre toile se hisse ainsi parmi les déclinaisons que l’artiste a pu réaliser de ces visages très esquissés, aussi proche de la tradition flamande, colorée et joyeuse, que de la trogne grimaçante hollandaise.

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