Située face au Palais de l’Élysée, la Galerie de la Présidence présente une sélection de maîtres de la première moitié du XXème siècle et organise régulièrement des expositions et rétrospectives depuis 1971 : Paul Signac, Jean Fautrier, Giacometti & Gruber, Albert Marquet, Maurice de Vlaminck, H.E. Cross, Jean Hélion, Marcel Gromaire, Sonia Delaunay… La Galerie de la Présidence participe aux grands salons internationaux tels que Fine Arts Paris, TEFAF Maastricht, BRAFA à Bruxelles, le Salon du Dessin à Paris…
Enfin la Galerie de la Présidence prête régulièrement des œuvres aux musées pour des expositions thématiques de tout premier plan tels que Marquet une rétrospective (Hiroshima Museum of Art, 2026), Eugène Boudin (Sompo Museum of Art, Tokyo), Suzanne Valadon (Centre Pompidou Paris en 2025, et Metz en 2023), Matisse, Derain et leurs amis (Kunstmuseum Bâle, 2023-2024) – Marquet en Normandie (Muma Le Havre, 2023)…
George BRAQUE
(1882-1963)
L’aquarium
1944
Huile sur papier marouflé sur toile
65 x 81 cm – 25.59 x 31.89 in.
Signée en bas à droite
Provenance
– Galerie Louise Leiris, Paris ( n°15881, Ph n°1686)
– Collection privée, Belgique
Bibliographie
– « Une aventure méthodique », Pierre Reverdy, Paris, 1949, illustré pl. V
– « Catalogue de l’œuvre de Georges Braque. Peintures 1942-1947 » Maeght Editeur, Paris, 1960, n°83
Peintre inventif, Georges Braque a déconstruit la réalité pour recomposer sa peinture en formes et volumes, textures et collages, devenant l’un des grands maîtres du cubisme et des natures mortes.
Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate et que l’occupation allemande s’étend, Braque quitte Varengeville-sur-Mer pour le Limousin puis les Pyrénées avant de retrouver Paris à l’automne 1940. Pendant cette période, les poissons reviennent souvent dans son œuvre.
En écho à ses angoisses lors de ces temps troublés, les poissons sont sombres en 1941– 1942, comme dans Les Poissons noirs (1942 Collection Musée National d’Art Moderne Centre Pompidou) ou avec La Carafe et les poissons (1941) dédiée à Jean Paulhan qui lui écrit :
« Le poisson me fait profondément penser à ce mélange de violence extrême et de sérénité qui est pourtant vôtre. »
Si ces œuvres dégagent une austérité réfléchie, c’est à mesure que la guerre s’achève que la palette s’éclaircit et les couleurs deviennent plus joyeuses. Le geste se libère, les fonds deviennent plus translucides, comme dans notre Aquarium de 1944.
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