HELENE BAILLY MARCILHAC
France
71 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris
18 avenue Matignon, 75008 Paris
helenebaillymarcilhac.com
Fondée en 2007 par Hélène Bailly Marcilhac, la galerie HELENE BAILLY MARCILHAC s’est imposée comme une référence dans le domaine de l’art impressionniste, moderne et d’après-guerre.
Située au 71, rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris, elle défend une sélection rigoureuse d’œuvres majeures, choisies pour leur qualité, leur provenance et leur importance historique.
À travers ses expositions, ses catalogues de référence et ses collaborations avec des institutions internationales, la galerie développe une approche à la fois érudite, sensible et muséale, faisant dialoguer les mouvements, les artistes et les époques.
Francis PICABIA
(1879-1953)
Sans titre
Portrait présumé de Germaine Everling
Circa 1942-1943
Signé en bas à droite : Francis Picabia
Huile sur carton
45 x 38 cm
65 x 57 cm (avec cadre)
Cette œuvre sera incluse dans le Catalogue Raisonné de l’Œuvre de Francis Picabia actuellement en préparation par le Comité Picabia. Avis d’inclusion en date du 10 octobre 2024.
Provenance
– Collection privée
– Puis par descendance à l’ancien propriétaire
– Vente Tajan, Paris, 2026
© Julien Pépy
Réalisé au début des années 1940, ce portrait féminin s’inscrit dans la série emblématique que Francis Picabia développe durant la période de la Seconde Guerre mondiale.
Installé dans le sud de la France après avoir quitté Paris, l’artiste élabore alors un langage singulier, marqué par une palette dominée par des tonalités froides, bleus profonds, gris argentés et reflets nacrés, qui confèrent à ses figures une présence à la fois énigmatique et empreinte de mélancolie.
À cette époque, Picabia s’éloigne des recherches radicales qui avaient caractérisé sa période dadaïste et ses compositions mécaniques des décennies précédentes. Il revient à une figuration plus maîtrisée, nourrie d’images issues de la culture visuelle populaire. L’artiste puise notamment dans les illustrations de magazines tels que Paris Cinéma, Paris Magazine ou Mon Paris, ainsi que dans certaines revues dites « de charme ». À partir de ces sources, photographies d’actrices, de chanteuses ou de figures de music-hall, il isole des attitudes, des regards, des expressions qu’il réinterprète en peinture, leur conférant une dimension presque irréelle.
Par un cadrage resserré, focalisé sur le visage, et un éclairage contrasté évoquant les studios de cinéma, Picabia renouvelle profondément le genre du portrait, lui insufflant une modernité saisissante.
Aujourd’hui, ces œuvres occupent une place centrale dans la relecture critique de sa production tardive.
Longtemps perçues comme ambiguës ou provocantes, elles apparaissent désormais comme une exploration consciente des tensions entre culture populaire, tradition du portrait et modernité picturale. Elles témoignent de la liberté d’un artiste qui, tout au long de sa carrière, n’a cessé de remettre en question les catégories établies.
Par leur atmosphère silencieuse et leur élégance distante, ces portraits incarnent un moment singulier dans le parcours de Picabia, celui d’un peintre qui, dans un contexte troublé, transforme la figure féminine en une présence intemporelle, à la fois séduisante et insaisissable.
Dès les années 1920, Francis Picabia entretient une relation intense avec Germaine Everling, qui devient à la fois sa compagne et l’une de ses principales sources d’inspiration.
Proche des milieux d’avant-garde, elle partage avec lui une période marquée par l’énergie du mouvement Dada et une grande vitalité créative. Plusieurs œuvres témoignent de cette relation, notamment le Portrait dada de Germaine Everling (1920), aujourd’hui conservé au Centre Pompidou.
RETOUR
À LA LISTE DES EXPOSANTS

