GALERIE H.H RUMBLER
Allemagne
Börsenplatz 1, 60313 Frankfurt am Main
Tél.: +49 69 291142
drweis@beham35.de
www.helmutrumbler.com
La Kunsthandlung Helmut H. Rumbler a été fondée par Helmut et Petra Rumbler à Francfort en 1971. Dès le début, la galerie s’est focalisée sur les estampes de maîtres anciens du 15e au 19e siècle, d’une qualité muséale exceptionnelle.
Depuis 2016, date du décès d’Helmut Rumbler, la galerie est dirigée par Petra Rumbler et Dr. Michael Weis. La galerie poursuit sa tradition en publiant chaque année des catalogues richement illustrés et bien documentés.
REMBRANDT
Rembrandt Harmenszoon van Rijn
(1606 Leiden – Amsterdam 1669)
Femme assise sur une butte. Ca. 1631
Eau-forte. 17,7 x 16,0 cm
Bartsch 198; Rovinski 198/I (sur II); Seidlitz 198/II (sur IV);
White-Boon 198/II; Hind 43/II (sur ? III); Biörklund-Barnard 31-5/II; New Hollstein 88/II
Filigrane: Marque secondaire VA (Hinterding A.a.)
Provenance
- Earl of Aylesford (Lugt 58)
- Ernst Oppermann (Lugt 887)
- Amsler & Ruthardt, Berlin
- Vente aux enchères XXIV, 1882, n° 1749
- Collection privée hessoise
Un des premiers nus gravés « naar het leven » (d’après nature) de Rembrandt, probablement réalisé l’année de son déménagement de Leyde à Amsterdam, dépourvu de toute connotation mythologique.
Excellent tirage qui restitue avec beaucoup de nuances les jeux de lumière de la composition, observés avec minutie et transposés dans une texture graphique extrêmement subtile.
Le monogramme de l’artiste, gravé très délicatement, est encore visible à l’arrière-plan à gauche, mais il disparaît complètement dans les tirages ultérieurs. Impeccable, frais et immaculé.
La composition était très appréciée des contemporains de Rembrandt pour son vérisme sans concession et fut déjà copiée en 1635 par W. Hollar (New Hollstein 143). Après la mort de Rembrandt, cependant, A. Pels, sous l’influence d’un classicisme académique désormais dominant, jugeait dans son ouvrage Gebruik en musbruik des tooneels (1681) : « Rembrandt a peint… une femme nue, mais il n’a pas choisi Vénus comme modèle, préférant une lavandière ou une piquante de tourbe dans une grange, et il a qualifié sa bizarrerie d’imitation de la nature ; tout le reste n’était pour lui que vanité et ornement… ».
Aussi sévère que soit le verdict du classiciste, il désigne néanmoins clairement, même si c’est sous un signe négatif, les qualités réelles de la représentation par Rembrandt d’une femme qui s’est débarrassée de ses vêtements. Avec un réalisme incorruptible, mais aussi un grand charme sensuel, les formes du corps de la femme dénudée ainsi que les différentes textures de sa peau sont rendues dans un jeu subtil d’ombres et de lumières.
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