Spécialiste de la sculpture animalière de la première moitié du XXe siècle, Xavier Eeckhout présente des œuvres des grands maîtres du début du XXe siècle, Pompon, Bugatti, Sandoz, mais également Artus, Le Bourgeois, Lémar, Petersen, Guyot, Godchaux, dont il a écrit le catalogue raisonné.
Dans sa galerie située au cœur de Saint-Germain-des-Prés, il inaugure régulièrement des expositions thématiques, parallèlement aux salons internationaux auxquels il participe depuis plus de dix ans.
François POMPON
(Saulieu, 1855 – Paris, 1933)
Hippopotame
Bronze
Signé « POMPON » en gravure, sous la patte antérieure gauche
Modèle de 1918 Fonte de C. Valsuani, sans cachet de fondeur, notre épreuve réalisée entre 1929 et 1932
14 x 22 x 6,5 cm.
Selon le catalogue raisonné de Liliane Colas (Norma éditions, Paris, 2025, pp. 318-319, n. 75, 1er état), 12 exemplaires connus à ce jour (avec ou sans cachet de fondeur).
Certificat de Liliane Colas en date du 11 février 2026.
Provenance
– Acquis par Monsieur le Docteur Etienne Lortat-Jacob (1902-1975) dans les années 1940
– Figure dans son inventaire de 1964 établi par l’expert Gilbert de Knyff ;
– Puis par descendance, Alain Lortat-Jacob (1944-2025), fils du précédent ;
– Puis par descendance, Sylvie Lortat-Jacob, épouse du précédent.
Bibliographie
– Liliane Colas, Pompon, Norma éditions, Paris, 2025, pp. 318-319, n. 75, 1er état
Notre hippopotame, rarissime à plus d’un titre, a été conservé depuis sa création dans la famille Lortat-Jacob jusqu’à ce jour.
Retrouvé par Xavier Eeckhout, il illustre le talent du maître de la sculpture animalière du début du XXe siècle, fasciné par la recherche du mouvement. François Pompon travaillait souvent le même modèle durant de longues années, présentant successivement plusieurs états, tous différents, à la recherche de la perfection. Un siècle avant, Balzac posait déjà cette question dans Le Chef-d’œuvre inconnu (1831), la quête de l’absolu en art mène-t-telle au chef-d’œuvre ou à la destruction ?
Le mugissement de l’hippopotame le propulse vers l’arrière, ce déséquilibre est accentué par la position de l’arrière-train dans le vide, qui créé une tension. Pompon parvient ici à fixer le mouvement de l’animal, la masse de la gueule levée et ouverte rééquilibrant l’arrière-train. La rondeur enveloppante entraîne l’œuvre de Pompon vers le retour à l’Antique, un chef-d’œuvre d’éternité.
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